Lꞌequipe

Derrière les Jardins d’Amphipolis

Nous sommes deux âmes unies dans la construction d’un lieu où l’imagination et le réel s’entrelacent comme les racines d’un grand arbre, où la nature nous enseigne chaque jour la beauté de l’échange et de l’équilibre.

Une seule voix, deux âmes

Les Jardins d’Amphipolis sont l’œuvre de deux êtres qui, bien que distincts dans leurs chemins, se retrouvent toujours dans le même pouls de la terre.
Les grandes décisions ne se prennent jamais à la légère : elles sont le fruit de longues réflexions, de dialogues incessants, et d’un désir profond d’harmonie. Les idées de Sarah viennent comme des vagues, imprégnées de créativité pure, et Krikri, dans sa sagesse profonde, les éprouve à la lumière des éléments. Ensemble, elles forgent un lieu où chaque décision, chaque projet est une conversation entre le vivant et l’imaginaire.


Sarah

Riche de ses 20 ans d’expérience comme nounou, Sarah accompagne les enfants au quotidien et a développé une approche ancrée dans le vivant, entre permaculture et forest school.

Elle transforme des idées en aménagements concrets : potager, espaces nature, cabanes d’observation… tout ce qui permet au lieu de grandir tout en restant à hauteur d’enfant.

Animatrice, elle guide des explorations au dehors : éveil sensoriel, observation du vivant, gestes simples, bricolage et découvertes, dans un cadre clair et rassurant.

Ici, l’émerveillement n’est pas un décor : c’est une porte d’entrée vers l’attention, l’autonomie et le respect du vivant.

Ses atouts : 

  • Formation en Pédagogie par la nature (module 1 et 2)
  • Secouriste Sauveteuse au travail (SST) en nature
  • BAFA, Responsable dꞌunité éclairs chez les éclaireurs de France
  • BEP Carrière Sanitaires et sociales
  • Baccalauréat Sciences médico-sociales
  • CQP agent de sécurité

Krikri

Krikri, c’est celle qui veille au grain et assume les petits actes du quotidien, discrets mais qui font toute la différence : désherbage, paillage, aménagements, compost, taille des arbres, fruitiers en particulier, petits soins répétés — c’est physique, parfois ingrat, mais indispensable pour que le jardin reste sain, lisible et accueillant.

Et comme le vivant s’exprime aussi par le son, elle nourrit une autre dimension du lieu : passionnée et imprégnée de musique, elle crée des rythmes du moment présent sur divers instruments, en fonction de l’humeur intérieure et extérieure, reliant dans une même spirale le geste, la matière et écoute.

Ses atouts :

  • Percussions mandingues : 20+ ans de pratique, stages auprès de maîtres djembé en France et en Guinée-Conakry
  • Certificat de Conception en Permaculture – été 2023 avec les Darlington
  • Formation d’initiation à la musicothérapie – 2020
  • Arbres fruitiers : taille et entretien au fil des saisons, mini-stages au conservatoire des fruitiers anciens à Puycelsi

Mais aussi…

Salem

Vieux matou de 14 ans qui aime dormir et venir se frotter aux visiteurs

Gaïa

9 ans, gardienne du lieu

Sirius

7 ans, discret, calme et observateur

 

Notre pedagogie

Les sentiers de l’Enfance : grandir dehors

Aux Jardins d’Amphipolis, les enfants grandissent au rythme des saisons, les pieds dans l’herbe et l’imagination en liberté.
Des tout-petits aux pré-ados, chaque groupe a son propre univers, ses rituels, ses défis et ses moments de jeu en pleine nature.

Les Sentiers d’enfance

Ici, les enfants apprennent d’abord avec leurs mains, leurs pieds, leurs sens, leurs élans.
Les Sentiers d’enfance regroupent toutes les propositions en pleine nature pour les enfants et les familles : des tout-petits aux pré-ados, en passant par les familles en IEF et les temps de vacances.

Grandir dehors : pourquoi c’est précieux ?

Passer du temps dehors, ce n’est pas “un bonus” : c’est un besoin fondamental pour le développement de l’enfant.
En nature, les enfants :

  • bougent plus librement,
  • prennent des risques mesurés,
  • développent leur motricité et leur équilibre,
  • apprennent à gérer leurs émotions au contact d’un environnement vivant et apaisant,
  • nourrissent leur imagination et leur créativité sans écran ni jouet sophistiqué.

Le dehors offre ce qu’aucune salle ne peut remplacer : de la place, des matières, des odeurs, des imprévus, des saisons qui passent, le contact avec les éléments.

Notre choix est clair : plutôt que sursolliciter les enfants, nous préférons leur offrir du temps, de l’espace et un cadre sécurisé pour explorer par eux-mêmes.

 

Notre philosophie pédagogique

Aux Sentiers d’enfance, on n’“occupe” pas les enfants dehors : on construit, sur la durée, une relation solide à la nature, aux autres et à eux-mêmes.

Nos choix pédagogiques s’inspirent de la pédagogie par la nature ( lien cliquable : https://www.reseau-pedagogie-nature.org/) mais aussi du reseau FRENE ( lien cliquable : https://frene.org/)  un processus exigeant qui vise le développement global de l’enfant (corps, tête, émotions, lien social) au fil de sorties régulières dans un même environnement naturel, si possible boisé.

Concrètement, ça se traduit par quelques piliers :

  • Un développement global, pas juste “sortir prendre l’air”
    Les séances mobilisent le corps (bouger, grimper, porter, manipuler), la pensée (observer, faire des liens, chercher des solutions), les émotions (joie, peur, fierté, frustration…) et la relation aux autres comme au vivant.
  • Des temps réguliers dehors, au même endroit
    Revenir souvent dans le même lieu permet aux enfants de tisser de vraies attaches : ils reconnaissent les arbres, les coins favoris, les changements de saison. Ce sentiment d’appartenance renforce la sécurité intérieure… et l’envie de prendre soin du lieu.
  • Observer avant d’intervenir
    L’adulte n’est pas là pour tout diriger mais pour observer finement les apprentissages en cours, ajuster ses propositions, sécuriser quand il faut et se retirer quand l’enfant est pleinement engagé dans son activité.
  • Un cadre sécurisant, avec de vrais défis
    Prendre des risques mesurés fait partie de l’apprentissage : grimper, se salir, manier parfois de “vrais” outils selon l’âge… Le cadre est pensé pour protéger sans surprotéger : on pose des règles claires, on accompagne, on n’empêche pas systématiquement.
  • Autonomie, responsabilité, coopération
    Les enfants participent à la vie du groupe : ranger, prendre soin du matériel, respecter les autres, prendre des décisions simples ensemble. Petit à petit, ils gagnent en confiance et en sens des responsabilités.
  • Respect des rythmes et des singularités
    Certains enfants explorent vite, d’autres observent longtemps avant d’oser. Ici, il n’y a pas “un bon rythme” : on laisse des marges, on propose sans forcer, on permet de s’isoler un peu ou de revenir vers le groupe.

 

Nos valeurs

Aux Jardins d’Amphipolis, nous essayons de vivre plus légèrement sur la terre, mais plus intensément avec elle.
Nous ne cherchons pas à ajouter du bruit au monde : nous cherchons à réapprendre à habiter un lieu, un paysage, une saison, en gardant à l’esprit que ce que nous faisons ici laisse une trace pour celles et ceux qui viendront après nous.

Les enfants au centre

Nous vivons dans un monde construit presque toujours sans les enfants, puis on leur demande de s’y adapter : trottoirs étroits, voitures partout, temps minutés, peu d’espaces pour grimper, se salir, rêver.
Aux Jardins d’Amphipolis, nous prenons le parti inverse :

Les enfants ne sont pas un “public”, ce sont des habitants à part entière, des citoyen·nes qu’on oublie trop souvent de consulter alors qu’ils et elles hériteront de tout ce que nous faisons aujourd’hui.

Nous voulons qu’ici, ils puissent :

  • jouer dehors en sécurité,
  • courir, grimper, patauger, inventer des mondes,
  • s’ennuyer un peu, puis créer beaucoup,
  • retrouver cette liberté de mouvement que le béton et les voitures leur refusent ailleurs.

Le lieu est pensé d’abord pour eux, et pour les adultes qui acceptent de venir à leur hauteur, dans leur temps, avec leur regard.

L’imaginaire comme force tranquille

Nous refusons d’opposer sérieux et imaginaire.
La Cuisine de la Gadoue, la Mare Goutte d’Eau, le Camp Robinson / Amazone, le verger Reine de Cœur ou le potager du Chapelier Fou ne sont pas que des fantaisies de langage : ce sont des portes d’entrée vers une autre façon de regarder le réel.

Donner un nom, raconter une histoire, sculpter une ambiance est une manière de redonner de l’âme à ce qui nous entoure.
Dans un monde cabossé, nous avons besoin, autant que de techniques et de savoir-faire, de cette part de récit, de jeu, de poésie — non pour fuir le réel, mais pour trouver la force de continuer à le transformer.

Prendre soin du vivant

Ici, la nature n’est pas un décor qu’on orne pour faire joli : c’est une présence sensible, que l’on fréquente avec égards.
La mare, les arbres, les oiseaux, les insectes, les plantes sauvages qui s’invitent là où on ne les attendait pas, ont droit de cité autant que nous.
Nous acceptons de ne pas tout maîtriser : de laisser des coins en friche, de composer avec la ronce, la mousse, la graine portée par le vent.

Les Jardins d’Amphipolis sont refuge LPO : les oiseaux y sont chez eux, et nous sommes leurs invité·es.
Chaque aménagement est pensé pour qu’humains et autres vivants puissent cohabiter, se frôler sans se nuire, se protéger sans se posséder.

Sobriété heureuse

Nous croyons que l’on peut vivre avec moins d’objets mais plus de justesse.
Les tables en rondins, les cabanes de fortune, les matériaux de récup’, les outils patinés par plusieurs mains nous semblent plus fidèles au réel que des équipements neufs alignés comme dans un catalogue.

La sobriété que nous cherchons n’est ni misère ni sacrifice : c’est la joie de boire une boisson maison, d’allumer un feu qui prend bien, de partager une collation simple et bonne, d’utiliser deux fois le même bois, trois fois la même idée, plutôt que de jeter pour recommencer.
Nous préférons une belle pauvreté créative à l’abondance jetable.

Tisser le territoire

Les Jardins d’Amphipolis ne sont pas une bulle hors-sol.
Ils s’enracinent dans un territoire vivant, avec ses artisan·es, ses paysan·nes, ses voisin·es, ses chemins, ses histoires.

Nous souhaitons :

  • faire circuler les liens entre celles et ceux qui vivent et travaillent ici,
  • valoriser les savoirs-faire locaux,
  • inviter les ancien·nes à transmettre des gestes, des récits, des pratiques que le temps emporte trop vite,
  • participer à une économie modeste, mais circulaire : entraide, coups de main, échanges, plutôt que consommation pure et simple.

Réapprendre à demander un service, à offrir un surplus, à écouter une histoire de vie est, pour nous, une manière de préparer le monde de demain, autant que planter un arbre ou creuser une mare.

Coopération et entraide

Rien de ce qui existe ici n’a été fait seul.
Le lieu s’est bâti à plusieurs : enfants, familles, ami·es, équipes scouts, voisin·es, gens de passage.
Chaque banc, chaque sentier, chaque coin feu porte la mémoire de mains multiples.

Nous croyons davantage aux petites coopérations concrètes qu’aux grands discours :
un chantier partagé, des outils prêtés, des graines échangées, une soirée à réfléchir ensemble.

Même notre manière de décider suit cette logique : les grandes orientations se prennent à deux, dans un dialogue constant, jusqu’à ce que la décision sonne juste pour toutes les deux… et pour le lieu.